A Self City la démocratie participative, la solidarité économique et sociale, le souci de l’environnement et
l’économie circulaire sont les bannières de la ville. Self City est consciencieuse, économe et a su transformer ses
convictions en sources de revenu favorisant l’économie verte et les relations directes entre producteurs et
consommateurs. L’urbanisation est maitrisée et réglementée, structurée autour d’éco-villages. Self City pense
petit et proche : l’agriculture biologique pousse dans les fermes en ville, les serres, les jardins partagés. Les
habitants portent haut les valeurs de solidarité intergénérationnelle, le tutorat des anciens aux plus jeunes est
une pratique courante. Les quartiers des éco-villages sont d’ailleurs très hétérogènes socialement et
fonctionnellement permettant de mutualiser les services urbains.

découvrez une journée type à self city

08:00

combinaison gagnante

09:00

Des ressources valorisées

10:30

LA VIE LES MAINS LIBRES

14:30

rien ne se perd, tout se transforme

18:00

Troc d’énergie

08:00

combinaison gagnante

09:00

Des ressources valorisées

10:30

LA VIE LES MAINS LIBRES

14:30

rien ne se perd, tout se transforme

18:00

Troc d’énergie

08:00

combinaison gagnante

Lucie attend que le tram ouvre les wagons dédiés aux vélos et pousse énergiquement le
sien à l’intérieur. Le vélo s’emboîte dans son rail. Le tram repart, Lucie souffle et sourit.

09:00

Des ressources valorisées

Tom s’occupe du jardin partagé au pied de son immeuble. Pour arroser le potager,
il fixe la lance hydraulique sur la vanne du réservoir d’eaux de pluie collectées sur le toit
de l’immeuble.

10:30

LA VIE LES MAINS LIBRES

Lucie déambule sans caddie dans les allées du supermarché-showroom. La confiture
abricotine est en promotion. Ravie, elle dégaine son smartphone, flashcode
la référence, choisit la quantité de confiture et valide le montant total de ses courses.

14:30

rien ne se perd, tout se transforme

Tom apporte au Moulin les plastiques recyclables qu’il a trié chez lui.
Le Moulin est en train de broyer et le meunier lui montre l’imprimante 3D
qui est en train de finaliser une lampe faite avec la matière apportée.

18:00

Troc d’énergie

Lucie est dans la salle de bain et reçoit un message sur sa tablette. Elle constate alors
que le démarrage de son lave-linge se fera à 3H du matin, période de la nuit avec la plus
forte probabilité d’énergie P2P disponible.

transports combinés

Self City encourage les modes de transport doux et non polluants
La ville facilite ces usages en permettant les déplacements plurimodaux intégrant les cycles et les
petites voitures électriques à bord des trams notamment

aménagement
des trams et des gares

Les cyclistes et les piétons rentrent dans le tramway.
Les cyclistes montés à bord à vélo sortent sur une plateforme dédiée
et rejoignent les pistes cyclables prévues dès la sortie du tram.
Pendant le trajet, le vélo est maintenu par une pince qui
fait pression sur les pneus. Le passager peut donc rester en
selle et poser ses pieds sur de petites plateformes.

Multimodalité des transports A Self City

Société sobre et engagée en faveur du développement durable, les habitants ont
recours à des modes de transport légers, doux et non polluants.

des voitures
compatibles train

Les trains interurbains peuvent embarquer des voitures individuelles.
Les Self Citadins peuvent ainsi effectuer des liaisons rapides et peu
polluantes entre les villes. Le chargement s’effectue grâce à des
plateformes tournantes qui limitent le nombre de manœuvres et
optimisent l’occupation de l’espace disponible. Quand le train roule,
les véhicules sont « bloqués » par des cales rétractables et profitent
du trajet pour recharger leurs batteries électriques.

d’ici 2030...

La sécurisation et l’amélioration des pistes cyclables ainsi que
l’augmentation de l’offre de stationnement des cycles contribuera
à l’arrivée des transports combinés. La transformation des quais de
station, l’aménagement des gares permettront l’accès aux petites
voitures et aux vélos facilement dans les trams.



D’où vient l’idée ?

  • Les trains acceptant les vélos.
  • Les dispositifs d’accès aux transports en commun
    pour les personnes à mobilité réduite.

PARTAGE DES EAUX DE PLUIE

L’eau récupérée par les collecteurs sur les toits de Self City sert au remplissage des citernes pour
l’arrosage des espaces verts, au nettoyage de la voirie et des espaces collectifs, à l’alimentation
des blocs sanitaires et aux interventions des pompiers et pour certaines applications industrielles
(refroidissement, démoulage..).

comment ça marche

1. Système de récupération
Deux vannes : l’une en hauteur, à la sortie du réservoir d’eau, l’autre
en bas de la descente d’eaux pluviales au niveau de la rue. Cette dernière est
une vanne « 3 voies » : une position stockage maintient la vanne fermée,
une position distribution libère l’eau pour un usage immédiat
et une position vidange dirige l’eau vers le réseau d’égouts en cas de risque
de gel ou de trop plein.

2. Gagnant-gagnant
L’eau de pluie valorisée en « points d’eau » peut être échangée entre
les copropriétés et la ville, l’eau de pluie ayant moins de valeur que celle
du réseau de ville. Des compteurs communicants sont situés au niveau
de la vanne sur rue. Les points d’eau permettent de réduire
la facture d’eau de la ville.

Vers une ville plus autarcique ?

Les surfaces des toits de Self City servent de collecteurs d’eau de pluie.
L’eau est stockée dans des réservoirs intégrés au bâtiment
et dans la colonne descendante.

d’ici 2030...

Les préoccupations liées à l’eau conduisent le législateur à revoir
les cas possibles d’utilisation de l’eau de pluie. L’évolution de la
législation concernant les parties saillantes des immeubles autorise
les dispositifs de captation de l’eau au-dessus de la voirie.



D’où vient l’idée ?

  • Les dispositifs existants de récupération
    et de stockage d’eau de pluie.

COURSES SANS EMBALLAGES

Le supermarché est un showroom où l’on regarde et on choisit des produits réels mais témoins.
Les produits choisis sont ensuite conditionnés par le magasinier dans des contenants réutilisables.
 

Faire ses courses

Quand il ne fait pas ses courses sur internet, pour être livré à domicile dans
des contenants consignés, le Self Citadin se rend au supermarché-showroom.
Il y circule sans chariot, ni panier. Il peut toucher et voir les produits. Quand il a
fait son choix, il valide sa référence et la quantité voulue grâce à son terminal.
Il paie d’un clic et récupère son chariot rempli des produits achetés mais
conditionnés en vrac dans des contenants réutilisables par le magasinier.

la vie plus légère

En 2030, les emballages des produits de consommation courante
sont recyclables, réutilisables, consignés et conçus pour s’empiler facilement dans
un chariot ou dans un placard.

Finies les poubelles d’emballages

Les contenants sont compactables (souples, dépliables et déployables)
et empilables. Ils sont compatibles avec un système de bouchage
constitué d’une virole standard et d’un opercule fonctionnel.
Selon les modèles, les opercules assurent les fonctions d’étanchéité,
de bec verseur, de saupoudreur etc…
Les emballages sont compatibles avec les différents modèles de chariots de
courses, eux-mêmes s’interfaçant avec des vélos.

d’ici 2030...

Faire ses courses sans emballage nécessite une conscience
et une motivation environnementales des habitants de Self City, une offre
pérenne de produits en vrac et une réflexion globale sur la compatibilité des
supports pour emballages réutilisables sur toute la chaîne (chariots
à courses, contenants de transport, contenants de stockage).



D’où vient l’idée ?

  • Comment San Francisco s’approche du “zéro déchet”
    (Le Monde, 28.05.14)
  • Orbit Closure de Crowncork

Moulin à Plastiques

Plutôt que de jeter, les habitants de Self City donnent une seconde vie aux objets qu’ils consomment en réalisant
de nouveaux objets ou en percevant une compensation rémunérant leur apport au broyeur du quartier.

Comment ça marche ?

1. Tri
Les habitants sont encouragés à distinguer les plastiques “sains” qui ont une
température de fusion proche de 130° des plastiques “à tendance nocive” . Les
plastiques “sains” ont plus de valeur que les autres.

2. Circuit vertueux
Les déchets plastiques sont apportés au broyeur du quartier qui
va transformer la matière en granulés. En échange, le self-citadin reçoit une
compensation en granulés ou une rémunération. Avec les granulés, il peut
imprimer des objets en 3D directement au moulin si celui-ci dispose d’une
imprimante.

up- cycling

Self City valorise la matière plastique utilisée en triant et recyclant efficacement. Il s’agit d’un recyclage de
proximité, à l’échelle du quartier qui n’implique aucun transport.

d’ici 2030...

Le fonctionnement du Moulin à Plastiques nécessite l’équipement
d’un broyeur et d’une imprimante 3D par quartier. Les logiciels
de modélisation 3D sont faciles d’accès, soit en self-service soit en passant
commande auprès du moulin via un catalogue d’objets à imprimer.
Les plastiques sont marqués clairement pour être identifiés facilement et ainsi
différencier les plastiques « sains » des autres.



D’où vient l’idée ?

  • Perpetual Plastic Project
  • Recyclebot
  • 3D Hubs
  • Les moulins coopératifs à céréales ou à olives.

PEER TO PEER éNERGIE

A Self City, la sensibilité autour de l’énergie (sécurité de l’approvisionnement, coût,
maîtrise de la consommation) a poussé les habitants à devenir producteurs locaux d’énergie
et à mettre en commun l’énergie produite à l’échelle des quartiers.

comment ça marche

1. Troc
Quand un logement ou un immeuble produit plus d’énergie
qu’il n’en consomme, cette énergie est mise à disposition des autres clients du
réseau privé P2P. A l’inverse quand un foyer consomme plus d’énergie qu’il
n’en produit, il peut faire appel à l’énergie redistribuée
par les autres clients du réseau.

2. Modèle économique
L’énergie échangée entre contributeurs est gratuite. Néanmoins,
le dispositif d’installation permettant la production d’énergie ainsi que
le droit d’entrée sur le réseau P2P sont payants. Les flux entrants
et sortants sont comptabilisés et valorisés par des points, pondérés en fonction
de l’état du réseau au moment de l’échange. L’apport d’énergie au
moment où le réseau est en fort déficit rapporte plus de points qu’à une
période excédentaire. Un bilan annuel est effectué sur le compte
de chaque utilisateur. Les déficitaires paient pour l’énergie consommée,
les excédentaires sont rétribués en monnaie locale ou bons d’achat valables
dans le quartier. L’argent ne rentre pas dans ce circuit afin
d’éviter toute dérive d’enrichissement.

Demain, tous producteurs

Les Self-Citadins sont consommateurs et producteurs locaux d’énergie.
Une énergie électrique complémentaire à celle du réseau national, produite localement grâce aux
équipements installés au niveau des immeubles : solaire-photovoltaïque, mini-éolien sur les toits, chaudière de type
cogénération qui produit à la fois chaleur et électricité.

d’ici 2030...

Le développement du P2P de l'énergie requiert à la fois des évolutions
techniques (décentralisation de la production électrique et développement de
réseaux d’énergie communicants) mais également organisationnelles
(mise en place d’un acteur gestionnaire des flux électriques à l’échelle du
quartier, capacité à les associer à une production des consommateurs).



D’où vient l’idée ?

  • Les réseaux peer-to-peer d’échange
    de fichiers informatiques.
  • Le smart grid.
  • Les crypto-monnaies décentralisées.